L'assasinat de Zizine et de Des Étages par les gendarmes : mai 1925


Le nouveau gouverneur Henri Richard commença la répression en avril 1923. De 1924 à 1926 déferleront sur la Martinique avec une intensité jusqu’alors jamais atteinte le déchaînement de la fraude électorale, l’intervention directe et souvent brutale du gouverneur dans les élections pour faire élire ses poulains, le déplacement et les sanctions contre les fonctionnaires engagés du mauvais côté, et même l’assassinat politique et le massacre des électeurs.

Les deux épisodes les plus marquants de cette violence officielle sont:
L’assassinat de Charles Zizine et de Louis des Étages à Ducos le 24 mai 1925.
La fusillade du Diamant qui, le même jour, a fait 12 morts.

L’assassinat politique

Cet étranglement du Suffrage Universel ne pouvait que conduire à l’explosion de la violence. Lorsque les manœuvres ne suffisaient plus, il ne restait que la force. Celle-ci se déchaîne au deuxième tour de ces élections municipales, le 24 mai.

A Ducos, la fraude se prépare: les gendarmes ont occupé la mairie dès l’ouverture du scrutin et installé des fils de fer barbelés autour de celle-ci. Le gouverneur avait suspendu le maire socialiste, la veille.
Deux conseillers généraux socialistes, Charles Zizine et Louis Des Étages ( maire de Rivière-Salée) sont sur place pour tenter de limiter la fraude. Ils ont fait venir un photographe pour le constat. Les gendarmes n’apprécient pas et il y a une altercation avec les deux conseillers. L’incident clos, ceux-ci pénètrent dans la maison Narem où ils doivent déjeuner.

Il s’engagent dans l’étroit corridor de la maison. Derrière eux, le gendarme Rouquette tire du mousqueton : une seule balle pénètre les corps des deux élus, par le dos.
Aucune sanction ne fut prise contre l’auteur du crime. Rouquette bénéficia d’un non lieu et fut embarqué pour la France. Cet assassinat provoqua une intense émotion dans tout le pays. Pour la première fois des élus étaient froidement abattus par les forces de l’ordre.

Source:
Histoire de la Martinique de 1848 à 1939 Tome 2 du Pr Armand Nicolas


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Comme tous les 12 avril, je célèbre l`anniversaire de mon grand-père maternelle même après son trépas. Je ne vais pas mentir c`est le seul dont je célèbre toujours l`anniversaire car il est impossible à oublier, ne serait ce qu`un peu. Il fut mon poto-mitan, mon refuge quand ça pétait dans ma tête (des émotions trop vives à canaliser).

Et le meilleur moyen d`apaiser qq dans cette situation, c`est de l`envelopper sans parole pour que le calme revienne. C`est pour cela que j`adore particulièrement cette photo, elle résume tout...

C`est également le seul dont je n`arrive pas à entrer en contact. Je n`ai aucun pb à communiquer avec les défunts mais avec lui ayen ! Un gros silence...est ce sa manière de m`envelopper ?

Et là il décide de se manifester, pour me dire quoi?

"Asé pléré man ka flex kò mwen"

🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣

Ok papi ay pété bonb-ou épi roulé fiuuuu. Non mais j`hallucine🤣ce n`est pas du tout son tempérament. Un monsieur calme, posé, réservé etc mais là an mode fêtard. Apparemment lavi-a déyè lanmò-a bèl wè nèg ! Aucun tact tout comme moi sieu 😮‍💨

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