Enfant de l’île aux fleurs (Martinique), j’ai du la quitter pour la métropole à l’âge de 23 ans avec ma petite fille. J’ai du dire au revoir à mes parents, ma famille, mes amis, au soleil, à la mer chaude et ma culture. En effet, bien que je sois née française, la culture martiniquaise est différente de celle de la métropole. Mon adaptation fut un peu difficile, surtout en mettant de côté le créole dans les conversations. Et bien évidemment la survie face aux froid des hivers et mettre vraiment de côté mes sandales…

Etant une jeune femme curieuse, et j’insiste sur le « jeune » même si la génération de ma petite sœur et de ma fille me considère déjà comme une vieille. J’ai pu approfondir ma soif de curiosité acquise dès mon enfance, en ayant du temps dans les transports pour lire. Mais surtout, le fait d’habiter en métropole, j’ai pu plus facilement continuer à voyager. Et côtoyer plus facilement d’autres cultures que celle de mon île.

J’ai aussi côtoyé le racisme , les préjugés envers les Noirs. Néanmoins, je dois admettre que cela a été moins brutal que pour la plupart de mes compatriotes, grâce à ma peau clair (malgré ma grosse dose quotidienne de soleil).

C’est cette soif de curiosité, que j’ai envie de faire partager à travers ce site. D’aller au-delà de ce que j’avais acquise à La Martinique (car cette île était une sorte de cocon pour moi). De renouer avec le continent Africain, mais aussi avec les autres cultures de notre Monde quelque soit l’époque. A travers, mes voyages, mes lectures, mes découverts etc…D’aller plus loin de ce que la télé veut faire avaler quotidiennement..

En effet, ce n’est point un secret que nous vivons une époque où l’intelligence diminue. De nombreux scientifiques certifient que nous devenons, de plus en plus « stupide ». La culture, les connaissances reculent de plus en plus. On ne s’intéresse guère au passé où à l’actualité. Nous sommes de plus en plus prisonniers de notre quotidien et de notre petit bonheur personnel.

Comme le souligne l ‘écrivain Mario Vargas Llosa:

« Lire, c’est protester contre les insuffisances de la vie. Lire, c’est se mettre en état d’alerte permanent contre toute forme d’oppression, de tyrannie, c’est se blinder contre la manipulation de ceux qui veulent nous faire croire que vivre entre des barreaux, c’est vivre en sécurité. La littérature vous fait désirer une autre vie, que la vie réelle ne peut pas vous donner, et forge donc des esprits critiques, épris d’idéal, tandis que l’extraordinaire machinerie audiovisuelle est là pour nous amuser et créer des sujets passifs et conformistes. Un monde sans littérature serait un monde sans insolence. Un monde d’automates. »



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