esclavage

L’héritage de l’esclavage


L’esclavage est la condition d’un individu privé de sa liberté, qui devient la propriété, exploitable et négociable comme un bien matériel, d’une autre personne. Défini comme un « outil animé » par Aristote, l’esclave se distingue du serf, du captif ou du forçat (conditions voisines dans l’exploitation) par l’absence d’une personnalité juridique propre.

Il est important de souligner, qu’il y a eu deux sorte d’esclavage dans l’histoire de l’humanité : l’esclavage antique et l’esclavage transatlantique. Bien qu’il existe toujours d’autre forme d’esclavage.
La différence entre ces crimes est que la traite transatlantique était exclusivement composée de noirs. Ce changement de nature , d’échelle et de rentabilité de l’esclavage à fait se développer à partir du XVIe siècle, une vision racialisée et racialement hiérarchisée de l’humanité qui justifiait cet esclavage.
L’abolition de l’esclavage n’a rien changé à la situation, on constate que les idées racistes ont atteint un haut degré de développement en Europe et aux Etat-Unis. Et qui persistent toujours dans les mentalités, malgré la volonté de certains d’abolir cette conception hiérarchisée. 

Le livre l’esclavage: quel impact sur la psychologie des populations (sous la direction de Aimé Charles-Nicolas et Benjamin Bowser) met en lumière l’héritage de cette tragédie dans les sociétés créoles sous différents aspects, la plupart insoupçonné. Cet ouvrage composé de plusieurs thèse de spécialiste venant des quatre coins du monde, m’a éclairé et d’une certaine manière m’a apaisé. Si vous êtes à la recherche de réponse, je vous recommande vivement de le lire. En effet, j’ai conscience que ce livre est épais et que son épaisseur peut décourager bon nombre de vous. De ce fait j’ai voulu synthétiser cet ouvrage selon mes capacités afin que vous puissiez en profiter. En espérant qu’il vous aidera comme il a fait pour moi.

Un passé sous silence

esclavage

Pourquoi lorsque nous évoquons cette période, bon nombre de personnes surtout dans la société créole disent que le passé doit rester dans le passé. Ou pire, te répondre que c’est de la couillonnade, je ne suis pas un esclave. 
Sachez que ce passé, nous hante toujours…

Après l’abolition de l’esclavage, la société s’est efforcée de mettre sous silence cette période. Que se soit dans les ouvrages, l’éducation scolaire, le gouvernement, etc. Mais le plus troublant est que nos aïeuls, ont décidé également de se taire sur cette période. 
Le moteur de l’oubli est la honte de l’esclavage. En effet, se taire c’est s ‘y asservir et devenir esclave de son passé.

« Esclave de l’esclavage »

Frantz Fanon

La plupart du temps, en parlant de l’esclavage on installe le passé dans le présent. On ranime une souffrance oubliée, mais nous savons que sous le refus de savoir, il y a la crainte de souffrir de savoir. 
De plus, les sociétés des Antilles et de la Guyane se sont construites entre la le quasi silence au niveau officiel (« amis, oublions le passé » Cyrille Bisette en 1848) et chuchotement de souvenirs/secrets sur l’esclavage au sein des familles.
À l’époque, ne pas en parler semblait une condition de l’égalité républicaine et de la respectabilité. Les affranchis, n’en parlaient pas à leurs enfants pour ne pas les perturber afin qu’ils se concentrent sur leurs scolarités pour mieux gravir et être accepté par la société française. 
Mais comme le souligne Simone de Beauvoir, »le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, car l’ignorant a souvent des excuses, mais le refus de savoir ».
L’objectif de cet ouvrage est de regarder la vérité en face sans souffrir et en parler sans souffrir….

Le malaise social des Antilles

Il est important de souligner que dans les sociétés antillaises, malgré toute la bonne volonté, elles n’arrivent pas à se sortir des difficultés qui persistent depuis des décennies:
-délitement du lien social 
-crispation identitaire
-recrudescence de violences (surtout chez les jeunes)
-augmentation de la consommation de drogues
-échec de projets collectifs proposés avec un enthousiasme qui ne suffit pourtant pas à les mener à leur terme, ou dont la réussite est minée par des rivalités de personnes. 
Cela me fait penser au gros bordel du TCSP à la Martinique… Et vous?

Dès lors que surgissent des désaccords ou des possibilités de conflit, violences physiques, violences verbales et autres attaques injurieuses contre les personnes sont privilégiées au détriment d’échanges par la parole.

Dr Jeanne Wiltord, psychiatre à Paris

En lisant, cette phrase j’ai tout de suite pensé à la grande grève inutile de la compagnie de bus Mozaïk à Fort de France, pour défendre une collègue qui a insulté son supérieur en lui disant le fameux « Bonda manmanw » (insulte en créole)…

Les origines du malaise

Grâce aux travaux du grand psychanalyste Freud, nous pouvons avancer que le traumatisme, ce qui s’est passé ne peut pas faire retour par la remémoration (trop dur donc on refoule). Mais fait retour à notre insu par la répétition d’actes ou de situations douloureuses (pulsion de mort). Avec un peu de recul dans la vie, n’importe qui peut constater ce fait.
Selon lui, le malaise que connaissent tous les groupes humains à vivre ensemble n’est pas le fait d’une immaturité, mais de la prévalence que peut prendre ou pas la pulsion de mort dans certaines situations collectives.

Le symbolisme du langage

La langue parlé et la situation dans laquelle se nouent les relations au cours de l’enfance, dans un contexte culturel donné, sont déterminantes.

La psychanalyse dans le champs culturel des sociétés antillaises, montre que l’interprétation œdipienne peut coexister avec d’autres interprétations inconscientes, en particulier dans la mère reste un élément central du fonctionnement psychique inconscient.
Les ratages, les échecs, les défauts, les manques, sont alors interprétés de façon prévalente, sur un mode imaginaire que la psychanalyse nomme frustration.
Interprétés à partir de l’opération de la frustration, la cause du manque est imaginairement attribuée à un autre, qui détiendrait l’objet pouvant assurer une parfaite et imaginaire satisfaction subjective. Les relations aux autres sont alors marqués par la tonalité d’une rivalité paranoïaque.

La situation coloniale a confronté chacun de ceux qui s’y est trouvé inscrit, non pas à une réalité familière mais un réel angoissant qu’ils n’avaient pas de mots pour nommer.

Malheureusement côlons et esclaves, ne se sont trouvés dans la même position (subjective et sociale) pour nommer ce réel (action symbolique) afin de le rendre familier. Les côlons ont nommé à partir de repères familiers, par exemple certains lieux en référence à leurs religion catholique (St-Anne, St-Pierre, St-marie, St-Joseph, etc).
Les hommes et femmes réduit à l’esclavage et transférés dans les colonies antillaises, ont interrompu la transmission symbolique de leurs cultures ancestrales africaines, en particulier des langues et des rituels qui leur donnaient une appartenance symbolique. De ce fait, ils se sont trouvés dans une état traumatique d’effroi, causé par la désorientation linguistique et culturelle qui les laissait démunis pour nommer et rendre familier le réel auquel ils se trouvaient confrontés.

Au moins une génération d’esclave s’est trouvée dans la situation de mettre à contribution la faculté de langage qui spécifie l’humanisation, sans que cette faculté ait pu s’articuler dans une langue positive parlée

Albert Valdman, le créole: structure, statut et origine (1978)

La racialisation

L’un des traits majeurs qui spécifie l’esclavage transatlantique est la racialisation. Les maîtres ont privilégiés les êtres parlants en les désignant à partir de différences de couleur de peau.

Dans ces sociétés coloniales, la conséquence de la récusation de la dimension symbolique du langage, est repérable au niveau de la constitution de groupes sociaux rassemblant « du même. Une lignée de couleur imaginaire opérait un clivage social ségrégatif qui visait à rendre homogène chaque groupe : le groupe des blancs et le groupe des non blancs (avec des sous groupe comme chabin, mulâtre, nègre, etc).

Puis il y eu un développement du « racisme structurel « , accentuant les mécanismes de ségrégation et minimisant les opportunités de croissance sociale et personelle dans un pays autrement considéré comme démocratique. La psychanalyse peut démontrer qu’il a un effet dévastateur sur l’estime de soi de ces individus « subtilement ségrégués ».

Il faut également noter que les modes de transitions ou de sortie de l’esclavage ont considérablement varié. Roger Bastide distingue deux traditions raciales inégales: 
-la tradition anglo-saxonne, dont laquelle la ségrégation raciale a été brutalement appliquée par diverses lois pénales après l’abolition.
-les pays principalement catholique, la ségrégation prend des formes plus douces, avec une forte dose de paternalisme et une proportion importante de la population admettant le croisement dans leur ascendance.

Le traumatisme dans l’ADN

Dans le domaine de la biologique, les scientifiques ont constaté qu’aux millions de variations génétiques propres à chacun, s’ajoutent un infini de modifications épigénétiques potentielles. Celles-ci contrôlent des changements de l’expression des gènes indépendants de modification de leur séquence ADN.
Ces changements là proviennent des influences de l’environnement sur le génome: un système modulable à travers le temps, permettant à l’individu de s’adapter par plasticité biologique mais aussi responsable de maladies lorsque la capacité d’adaptation biologique est dépassée.

Des études récentes sur les individus soumis à des souffrances importantes, montrent des modifications épigénétiques dans des gènes impliqués justement dans la réponse au stress ou en lien avec la neurotransmission.
Ces modifications pourraient constituer des facteurs de vulnérabilités expliquant le développement de troubles psychologiques ultérieurs.

Les disparités socio-économiques pourraient aussi engendrer des affections somatiques voire une espérance de vie diminuée, potentiellement liées à des changements épigénétiques sous-jacents et non à des prédispositions génétiques comme cela a parfois été proposé. 
Par ailleurs, des travaux scientifiques ont suggéré une transmission de modifications épigénétiques sur plusieurs générations….

Épigénétique et l’esclavage

La condition d’esclave impliquait des privations alimentaires, un travail épuisant dès le plus jeune âge (le plus souvent avant 11 ans) et une mortalité et morbidité élevée.
L’esclavage, il est important de le noter, diffère du « traumatisme historique » par le fait qu’il impliquait des périodes de malnutrition beaucoup plus longues s’étendant depuis le plus jeune âge sur toute une vie et surtout multigénérationelle.

On constate:
-Les femmes ayant eu des ancêtres esclaves donnent naissance à des nouveaux nés de plus petit poids que celles qui ne descendent pas d’esclaves malgré une amélioration de l’état nutritionnel (étude au USA)

-Les afro-Américains sont plus exposés que les euro-américains à l’hypertension, aux maladies cardio-vasculaires, à la résistance à l’insuline ou au diabète. Et bien évidemment, le taux de moralité est plus élevé que chez les euro-américains.

On peut également penser que ses conséquences en terme d’épigénétique, outre sur les gènes liés au métabolisme, affectent aussi comme on l’a vu dans le cas de traumatisme historique, des gènes liés à la réponse au stress ou à la santé psychique.

L’héritage génétique

Il a été décrit que des stress psychologiques majeurs subis en dehors de la période de grossesse pouvaient avoir des conséquences sur des enfants conçus après coup.
Une modification épigénétique acquise chez un adulte, pourrait donc se transmettre à la descendance directe. Cette modification épigénétique doit, pour être transmise, se retrouver sur l’ADN des cellules germinales, spermatozoïdes ou ovocytes ou n’affecter que celui-ci.

Heureusement, très tôt après la fécondation, se déclenche une vaste opération d’effacement/ reprogrammation des marques épigénétiques.
Il s’agit d’une remise à zéro pour la nouvelle génération permettant de supprimer les effets de l’environnement sur l’ADN de leurs ancêtre. Mais le processus d’effacement/reprogrammation peut ne pas se dérouler de façon parfaite mais comporter quelques imprécisions.

Les conséquences

Les mots « noir » et « blanc » ont perdu leur équivocité de siginifiants, pour devenir des signes, désignant des êtres parlants, les noirs et les blancs catégories coloniales qui se sont malheureusement mondialisées.

Dans le groupe des côlons la transmission des noms de familles aux enfants prétend obéir à un modèle patrilinéaire. Le groupe béké vise toujours à protéger l’ensemble de leur structure anthroponymique, d’une contamination par le nom des gens de couleur. 
Une endogamie coloriste coloniale (les mariages avec des blanc non békés ne sont pas soumis à restriction) continue de prévaloir dans ce groupe…
Tandis que dans les noms blancs, il persiste toujours une classification des noirs. Certes plus péjoratif pour nous, mais tout de même…

Classification des noirs, une origine insultante

Chabin (e):

Désigne actuellement une personne à peau claire et aux traits négroïdes issue de deux parents noirs. 
Le sens originel est tout autre : il vient d’un hybride ovin/caprin, qui est un nom vulgaire d’hybrides du bouc et de la brebis. 
On trouve différentes significations de cette appellation selon le genre humain. Pour les femmes, vous pouvez entendre celle de chabine dorée pour une femme qui a généralement des cheveux « roux » et des yeux parfois verts ; mais aussi chabine kalazaza qui est beaucoup plus péjorative, (« kal » signifiant sexe masculin et « a-zaza » une envie urgente à satisfaire), ce terme en traduction directe signifie gourmande de sexe car ces chabines sont réputées comme insatiables. Pour les hommes, vous retrouverez « chaben chapé », qui indique que le chabin a « échappé » à la condition sociale du noir grâce à sa peau claire. Ce nom à connotation péjorative vient également de l’esclavage.

Mûlatre(sse):

Le terme mulâtre désigne les personnes métisses nées d’un parent noir et d’un parent blanc, ou encore de deux mulâtres.

Le mot mulâtre vient de l’espagnol mulatto, qui signifie mulet. Les esclavagistes prirent l’habitude d’appeler les enfants qui résultaient des viols commis sur leurs esclaves africaines des mulets. Le mulet est un hybride stérile qui résulte de l’accouplement d’un âne avec une jument. Dans l’esprit des colons, l’union avec une africaine était contre-nature et pouvait être comparée à l’hybridation de deux espèces.

Le mulâtre était privilégié car il alliait à la fois le sang blanc et la force noire. En même temps il suscitait, à cause de sa position, un sentiment de haine et d’agacement aussi bien chez les blancs que chez les noirs. Encore aujourd’hui aux Antilles, certains pensent que les personnes métissées sont plus belles que les autres en raison de leur peau claire.

Chaque famille avait pour ambition d’éclaircir son sang par sa descendance car ils pensaient pouvoir échapper à la condition pauvre et à l’esclavage. C’est pourquoi certains mulâtres évitaient le contact avec les noirs, en se mêlant aux blancs lorsqu’ils en avaient la possibilité.

Créole

Le terme créole désigne une personne née aux Antilles de parents européens ou métissés venus s’y installer.

Ce mot créole vient du nom d’une race bovine française : la Créole. Il a été transposé à l’homme, le « nègre créole » établissant un rapport direct entre l’homme noir esclave et l’animal d’élevage. À l’origine un créole était une personne né ici de parents venus d’ailleurs, d’où des nègres créoles (nés sur place) par opposition aux Africains amenés en esclavage. Il ne concernait pas que les hommes mais aussi les animaux comme des poules créoles, ou des chevaux créoles par opposition à des poules achetées sur le marché ou à des chevaux importés.

Le créole a un sens différent selon le territoire dans lequel il se trouve. C’est essentiellement en Guadeloupe et Martinique qu’il s’applique aux blancs créoles avec une connotation plutôt péjorative (appelés Grands Blancs en Guadeloupe, Békés en Martinique). Ce sont eux qui possèdent les plus grandes richesses des îles car leur héritage reste en famille.

Peau chapée

Une peau qui aurait échappé au triste sort d’être noir ébène (comme les chabins, mulâtres)

Chapé couli

Cette expression désigne les personnes aux cheveux se rapprochant du cheveu indien, d’où le chapé qui signifie qu’elles auraient pu l’être (indiennes), mais manque de pot ce n’est pas le cas

Variante: chapé chinois

Une aliénation

Ces derniers temps, il y a eu des polémique autour des noirs qui reniait leurs afro-ascendances. D’ailleurs j’ai déjà entendu certaines personnes à la peau foncée qu’il se sentait plus proche du béké que de l’africain…L’Afrique pour eux représente le trou perdu du monde, avec une culture archaïque. Et que ce n’est pas plus mal que nous ayons la nationalité française.

En ce qui me concerne, je suis bien contente d’avoir la nationalité française. J’ai droit à la sécurité sociale, j’ai pu faire des études sans payer etc mais il est hors de question pour moi de renier mon afro-ascendance. Et les noirs qui pensent que l’Afrique est un trou perdu avec des coutumes bizarres, etc, je trouve qu’ils sont pires et plus misérable que les racistes. Bien qu’en ayant la peau claire et ayant jamais été l’objet de « racisme ». Et ne sachant même pas de quel coté d’Afrique ma lignée est originaire. 
Mais mon voyage en Côte d’Ivoire m’a permis de tâter, et d’apprécier le continent sans le voile occidentale. Nous sommes arrivé à un stade, où il faut arrêter de se voiler la face, d’accepter et renouer avec notre histoire afin d’avancer une bonne fois pour toutes unis.

Le fameux livre de Fanon, peau noire masque blanc décrit parfaitement l’aliénation et la mauvaise foi dans laquelle les antillais s’emprisonnent lorsqu’ils tentaient de nier leur négritude en faveur d’un masque blanc.
Je vous invite également à lire le roman Youma de l’écrivain irlandais (devenue japonais) Lafcadio Hearn/Koizumi Yakumo. L’histoire se déroule à la Martinique à l’époque de l’abolition de l’esclavage. En analysant le récit, vous découvrirez d’une certaine manière les prémices de l’aliénation et le concept paternaliste du maître sur l’esclave.

La symptomatologie

Les symptômes qui sont en lien avec l’esclavage sont difficilement perceptibles de l’extérieur. Des expressions spécifiques, des types de comportement fatalistes ou évoquant des passages à l’acte spécifiques, des structures sociales renvoyant à l’histoire de l’esclavage peuvent alors être exprimés.
Certains symptômes évoquant de l’extérieur un manque d’ambition, comme des refus scolaires ou traits de personnalités qui rappellent l’esclavage peuvent dans ce cadre renvoyer spécifiquement à ce passé.

Un des constat flagrant en psychanalyse chez les personnes d’origine non africaine, descendant d’esclave est la continuité de la tradition familiale « honteuse » datant de l’époque ou l’asservissement était une réalité commune aussi bien que des châtiments corporels particulièrement cruels. Un retentissement sur les formes de culpabilité, mais également sur des fantasmes de châtiments, ainsi que sur certaines interdictions géographiquement localisés. Ainsi que l’idée fantasmatique d’appartenir à une « classe indigne » chez des sujets relevant en réalité d’appartenances bourgeoises et notables.

Afin d’approfondir, je vous invite vivement de lire les livres du psychologue guadeloupéen Errol Nuissier: psychologie des comportements sexuels aux Antilles et psychologie des sociétés créoles.

Conclusion

La connaissance de son passé est nécessaire à un peuple s’il veut être lui même, s’il veut parvenir à la conscience de son originalité, de sa personnalité. Elle lui apprendra surtout à voir clair dans le présent et à construire son avenir.

Pr Armand Nicolas, historien martiniquais

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