la médecine antillaise

La médecine traditionnelle antillaise

L’essentiel de la médecine antillaise repose sur la phytothérapie. L’usage des plantes sous forme de tisanes et de thés représente la première thérapeutique utilisée par l’antillais en cas de maladie ou de malaise ; la majorité d’entre elles se trouve dans son propre jardin de case.

L’antillais est un sédentaire, le plus grand nombre appartenant à la petite paysannerie. Si les sociétés créoles sont nées dans le creuset de l’esclavage, elles ne s’épanouissent qu’à partir de l’émancipation; l’esclave libéré se tourne alors vers la réalisation du contraire de l’esclavage vécu, c’est à-dire fuir l’ancienne plantation esclavagiste ; dans certains pays, comme la Guyane, les grandes plantations n’y survivront pas ainsi apparaît un petit paysannat, qui va dessiner le paysage créole que nous connaissons encore.

Aujourd’hui : partout, que ce soit dans les Grands bois, ou les fonds, termes désignant la forêt, ou dans les mornes, l’antillais entretiendra à côté de la case un jardin dans lequel il cultive les remèdes les plus utiles à ses yeux, ainsi que des agrumes et les condiments ; la cordyline (Cordyline terminalis) aux feuilles rouges marque les limites du jardin, protégé des mauvais esprits par Jatropha gossypifolia.

Non loin de la case se trouvera la plantation ou l’abattis (culture itinérante en créole antillo-guyanais) lui permettant une quasi autosuffisance et automédication. C’est aussi avec les herbes des chemins, les radiés, comme on les appelle dans les Caraïbes et en Guyane, que l’on prépare les tisanes habituelles. Radié, qui peut parfois se prononcer razié, dérive du vieux français Hallier, désignant les lieux anciennement défrichés recouverts de broussailles.

L’antillais associe à un terme de base généralement morphologique un déterminant décrivant un caractère particulier propre à la plante: radié la fièvre, bois diable, graine en bas feuille, bois bandé, etc. Ces noms donnent lieu à de nombreuses variantes que le locuteur adoptera suivant son inspiration ou la personne a qui il s’adresse.
Cette variabilité des noms créoles de plantes renvoie à une caractéristique plus générale de la langue créole, langue en perpétuelle évolution. Certaines trouvailles nées de l’inspiration individuelle connaissent rapidement un grand succès et ainsi se fixent dans la mémoire collective des noms aussi imagés que zié bourrique.

Le chaud-froid

Il faut se garder de tenter d’interpréter la médecine antillaise en s’en tenant aux concepts de la médecine occidentale, ceci d’autant plus que l’emploi d’un vocabulaire français dont le sens en créole est différent peut conduire à de graves contresens. Les concepts qu’ils véhiculent s’articulent pour la plupart autour de la même opposition chaud-froid. L’antillais cherche à préserver ou rétablir un état d’équilibre entre son corps et l’environnement : équilibre thermique externe en évitant les brusques passages d’un état chaud à un état froid et inversement.

Travailler au soleil conduit à une inflammation. Le sang chaud en excès donne de la tension . A l’inverse, l’antillais craint beaucoup les refroidissements” dus au contact d’un air frais. Le souvenir d’un frisson, d’une impression de froid permettra de diagnostiquer une pleurésie.

L’équilibre thermique interne dépend des principes d’une diététique tenant compte de la nature chaude ou froide a des aliments et des plantes. Médecine et diététique créoles concourent au maintien de cet équilibre, en aidant au respect des nombreux préceptes et interdits qui jalonnent la vie antillaise, et mettent en lumière la nature préventive et d’entretien de la pratique médicale antillaise.

Le fonctionnement de cette opposition chaud/froid, dans la médecine antillaise et plus généralement dans tout le Nouveau Monde a été largement démontré et commenté. On pourrait en citer bien des exemples appliqués à des situations de la vie courante (une ménagère ne doit pas ouvrir le réfrigérateur après avoir repassé…). Suivant les pays, cette opposition chaud-froid prend des formes variées. Dans l’océan Indien, aux Seychelles comme à Maurice, elle semble présente à travers les préparations . Cette théorie humorale de la médecine antillaise si elle est généralement bien admise, soulève encore bien des questions et des polémiques.

Les préparations

On distingue en premier lieu les tisanes qui rafraîchissent, et les thés qui réchauffent. Les tisanes sont des infusions ou décoctions légères préparées en quantité suffisante, un à deux litres, pour être bues régulièrement pendant plusieurs jours. C’est le traitement spécifique de l’inflammation; mais, réputées pour leur action douce et pour leurs nombreux effets bénéfiques, notamment sur
l’équilibre thermique du corps, elles sont souvent prises préventivement.

Les tisanes préparent aussi le corps à l’action d’une purge. Les thés sont des décoctions que l’on absorbe en plus petite quantité. Ils soignent les pleurésies, en réchauffant le corps. On fait un large usage des purges en médecine créole, témoignage d’une saine pratique remontant à une époque où l’alimentation était loin d’être régulière, et dépendait pour certains aliments de base d’un arrivage très aléatoire.

Les bains sont employés dans toute l’Amérique centrale et dans les Caraïbes ; bains tièdes purificateurs ou de vapeurs; dans ce dernier cas la sudation qu’ils provoquent permet d’éliminer l’eau en excès dans le corps d’un malade atteint de pleurésie. On asperge ou tamponne la partie malade du corps avec la solution préparée.

Dans les Caraïbes, on utilise beaucoup les looch: ce sont des extraits, décoctions, ou sucs concentrés, à base d’une ou plusieurs plantes. Ils sont employés dans le traitement de la Blesse. Les préparations qui précèdent sont utilisées quotidiennement, au niveau familial et correspondent à une médication très répandue dans la société créole. En revanche pour les blesses, on ira voir un frotteur ; celui-ci prépare un onguent, à base de chandelle molle (suif) et dans la composition duquel entrent diverses plantes. I1 va en frotter le corps avant de le bander fortement.

Pour approfondir, vous pouvez lire : La Blesse, le syndrome créole

Le guérisseur

On ira voir aussi un spécialiste en cas de maladie surnaturelle ou incurable. Le système colonial et l’esclavage imposèrent les conceptions médicales européennes du colon, centrées sur la théorie des humeurs. L’esclavage représente une rupture profonde avec l’Afrique, et le guérisseur africain constitue un danger pour le maître dans la mesure où il prétend détenir un pouvoir sur le corps de l’esclave. On l’empêchera d’exercer son talent. L’influence africaine se réfugia dans les pratiques médico-magiques, encore très présentes de nos jours.

La réputation des guérisseurs antillais n’est plus à faire. D’une façon générale, on utilise fréquemment en médecine antillaise des mélanges de plantes, parfois nombreuses. Les recettes varient d’une personne à l’autre ; l’important étant de suivre la recette prescrite, l’ordre de la prescription. Le rituel compte plus ici que l’acte thérapeutique. Le gado de Sainte-Lucie ou de Guyane possède un don de divination; le quimboiseur est un sorcier aux Antilles et en Guyane, il contrôle le quimboi ou magie, et envoie ou dégage des diab ou piaye.

Certains Haïtiens ont acquis auprès des créoles antillo-guyanais une solide réputation de guérisseurs car ils passent pour les détenteurs d’un savoir plus authentique.

Généralement le guérisseur est en même temps «frotteur» mais l’inverse n’est pas toujours vrai. Le «frotteur» peut être un simple rebouteux particulièrement habile et averti des techniques permettant de remettre un membre cassé ou démis : c’est un technicien qui dans sa pratique ne demande pas l’aide des forces du bien.

Ce «frotteur» peut devenir guérisseur si un don, de nature plus surnaturelle cette fois, lui est accordé et s’il complète ses connaissances thérapeutiques afin de les appliquer à un champ médical plus vaste. Ce savoir s’acquiert auprès d’un guérisseur confirmé, de plus certaines connaissances peuvent être révélées par des rêves. Dans son acte thérapeutique, et spécialement pour des cas difficiles, il peut faire appel, pour le seconder, aux forces du bien; dans ce cas il se sert d’eau bénite, fait le signe de la croix au-dessus de son patient et se signe lui-même, parfois il récite quelques prières et invoque les ancêtres.

Il faut souligner que l’intervention ou plus exactement le soutien des forces surnaturelles n’est pas obligatoire, les seules connaissances pratiques du guérisseur peuvent suffire à soigner son patient. Souvent les guérisseurs appartiennent à une même famille, c’est en regardant faire un aîné que le goût et la technique passent à un proche, mais la possession du don est quelque chose de plus aléatoire.

Quelques notions

Abricot-pays : Les graines servent en frictions pour détruire les parasites; les feuilles en décoction servent de vermifuge.

Ananas : Pour préparer une boisson abortive, on fait bouillir dans de l’eau, ou du vin rouge, un peu d’ananas pas mûr et râpé, des “herbes à femme”, du “thym à manger”, du “gros pompon”, de la citronnelle et un peu de miel. Quand on a “chaud”, il est interdit de manger de l’ananas mûr car ce fruit est “froid” et contient des gaz.

Arada dite Racine de pipi ou Douvan Nèg : Les Caraïbes la considéraient comme une plante magique, bonne à chasser les esprits maléfiques. Aujourd’hui, elle reste une plante de protection magique.

Avocatier : Pour faire baisser la tension, on prépare une tisane de feuilles d’avocat avec du blanc de christophine et du “koklaïa”. Elle sert aussi dans le traitement de la blesse. Le fruit est recommandé aux diabétiques.

Balai doux : Les Caraïbes s’en servaient en tisane après les accouchements. La plante favorise la montée du lait. C’est une plante rafraîchissante qui sert dans le traitement de l’inflammation, des gaz et de la blesse.

Balai-onze-heures : La racine sert comme antidiarrhéique.

Barbadine : Le fruit est excellent dans les punchs. La racine est très toxique. Elle bloque les reins.

Bois-bander : Pour préparer un aphrodisiaque, on met l’écorce à macérer dans du vin rouge.

Bois-canon : Le suc servait aux Caraïbes pour soigner les blessures.

Bois d’Inde : Les feuilles, très “réchauffantes”, servent à préparer des “thés”; en décoction sont bonnes contre la toux et distillées dans du rhum, entrent dans la fabrication du Bay-rhum.

Café : Pour préparer un vermifuge, on fait bouillir des petits bourgeons de manioc et des pieds de “cives blanches” dans de “l’eau café”, c’est-à-dire du café très léger. Pour cicatriser une coupure, on la recouvre d’un peu de café grillé et pilé (café en poudre).

Calebassier : Les Caraïbes se servaient de la pulpe du fruit comme purgatif, voire comme abortif (Attention c’est un toxique).

Canne à sucre : Pour apaiser la toux, on fait bouillir un peu de canne à sucre avec des fleurs de “surio”, de “rose Cayenne”, de “gombo”, de “sonnette”, de “l’herbe à cornette” et du “pertoral”.

Citron (pays) : Dans un bain aux propriétés “réchauffantes”, on met à tremper des feuilles de citronnier, celles du corossolier et de la “savonnette”. Une cuillerée de jus de citron, le matin à jeun fait baisser la tension; ce remède est encore plus efficace si on y ajoute de l’eau de coco. Lorsqu’un enfant a une violente crise de vers, on partage deux citrons, chaque moitié est enveloppée dans un linge avec de l’aïl et du sel, puis attachée solidement aux poignets et aux chevilles de l’enfant.

Corossol : Pour éliminer les “gaz” chroniques , on boit une tisane de trois feuilles de corossol tous les soirs pendant une semaine. Pour faire mûrir un orgelet, on applique une jeune feuille de corossol enduite d’un peu de chandelle (graisse de porc). Si un nourrisson souffre de diarrhées, on remplace un de ses biberons par une tisane de feuilles de corossol. Cette préparation facilite le sommeil. Mises dans un bain chaud, les feuilles de corossol ont une action calmante. La tisane de corossol de feuilles de corossol favorise le sommeil. Les feuilles, mises dans un bain chaud, ont une action calmante.

Figue (Banane) : C’est un aliment “froid” qu’il est déconseillé de manger quand on a “chaud”. Pour arrêter une hémorragie due à une coupure, on recouvre la blessure du lait qui s’écoule du bourgeon terminal du bananier, une fois celui-ci entaillé; si le sang continue à se répandre, on dépose directement sur la plaie, des morceaux de ce bourgeon terminal.

Fromager (Zabe a zombi) : L’arbre à zombi est le kapokier ou fromager. Le bain de feuilles de fromager sert contre la bourbouille.

Gaïac (Bois de vie) : Les Amérindiens s’en servaient contre la syphilis. C’est aussi un antirhumatismal.

Giraumon : La décoction de la fleur est bonne pour la “blesse”, pour les “suitchouche” (suites de couches) et la rougeole.

Goyage : Depuis les Caraïbes, les feuilles en décoction sont contre les diarrhées sanglantes (mal boudin). Les bourgeons sont mis en bains de siège, servent à resserrer les organes des femmes, après l’accouchement.

Graine en bas feuille (grenn anba fèy) : Les Caraïbes s’en servaient en infusion abortive. C’est surtout un antidiarrhéique.

Guérit tout (Tabac Dyab) : Remède réputé contre le venin des serpents. C’est aussi un antigrippal et un antitussif.

Herbe charpentier : La plante était inscrite au Codex 1818 et entrait dans la fabrication d’un sirop pectoral : sirop charpentier. La plante est considérée comme “chaude” et sert dans le traitement de la blesse.

Herbe à femme : Elle sert pour le mal dérangé c’est-à-dire la descente de matrice.

Herbe à pique : Cette plante possède des propriétés vermifuges. Sa macération dans le rhum est bonne contre la bilharziose : il faut boire un verre à punch, le matin à jeun, une cuillerée à café suffit pour les enfants. Préparée en tisane, l’herbe à pique est fébrifuge.

Herbe soleil : Les Caraïbes l’utilisaient pour expulser le placenta, après l’accouchement.

Herbe à vers ou Semen contra : Cette plante très populaire est connue pour ses propriétés vermifuges, on l’utilise en tisane légèrement salée.

Karata : Grande herbe. Dépuratif et hypotenseur.

L’envers Caraïbe : Les Amérindiens s’en servaient pour soigner les blessures des flèches empoisonnées. Sa racine en fécule est mangée en bouillies contre les diarrhées et coliques.

Malnommée (Poil à chat) : Petite plante herbacée, originaire d’Afrique où elle sert à soigner la dysenterie amibienne. Les Caraïbes s’en servaient comme antidote au venin des serpents et pour soigner les taies de la cornée. Elle est bonne contre la bronchite, la fièvre, …

Maracudja : La pomme calebasse, est un des fruits de la passion. Consommé en grande quantité, il fait baisser la tension.

Marakuja : Vient du mot caraïbe “Merécoya”. Fruit de la passion (Passiflore foetida). Cette plante est très vermifuge, on l’utilise en tisane ou en lavement. Pour régulariser la tension, on absorbe une tisane de trois feuilles de cette liane, trois soirs de suite. La “maribouja” favorise le bon fonctionnement du foie.

Papaye : Les graines et le latex du fruit sont excellents contre les vers : ascaris, oxyures, trichocéphales et ténias. Pour la même médication, certains préconisent les graines séchées, puis moulues dont on saupoudre les aliments. Le fruit consommé très mûr et avec ses graines, combat la constipation et calme les douleurs intestinales.

Piment : Les Caraïbes l’utilisaient contre les ophtalmies. Ils trempaient un fil de coton dans du jus de piment, puis ils le passaient sur l’oeil.

Pomme-cannelle : C’est un cardio-tonique.

Pomme Cythère : C’est un aliment “froid”, qu’il ne faut pas manger quand le corps est “chaud”.

Pomme liane : Passiflore laurifolia L. Pour extraire le pus d’un panaris, ou d’un gros bouton, on utilise la feuille de cette liane.

Ricin (Karapat blan) : Le ricin ou “palma christi” pousse spontanément aux Antilles, les Caraïbes l’appelaient karapat, terme qui a été conservé en créole. En tisane, cette plante est antidiarrhéique; en sirop, elle est vermifuge. Les massages, avec l’huile de ricin, servent à calmer certaines douleurs. Lorsqu’un accouchement (suit couch) est difficile, on frotte les reins de la parturiente avec l’huile de “carapate blanc” pour détendre les muscles et pour les“mal vant dérangé” (descente de matrice). En cas de grippe, c’est tout le corps qui est frictionné avec cette huile.
Le ricin sert aussi contre le “mal di mè” (mal de mer), les “flum” (glaires), etc … Attention, les graines du ricin sont toxiques et peuvent entraîner la mort.

Rose Cayenne : Hibiscus rasa-sinensis. La fleur en sirop ou en tisane sert contre les “flums” et également contre les règles douloureuses.

Roucou : Les graines du roucou écrasées et additionnées d’huile de palma-christi (ricin) servaient à la préparation de la teinture rouge des Amérindiens. Les graines sont anti-bactériennes.

Sapotille : Fruit “froid”, qui contient des “gaz”, à ne pas manger quand le corps est “chaud”.

Tamarinier sûr : (Tamarindius indica). Les feuilles s’emploient en “thés” et en bains “réchauffants”. Le fruit entre dans la composition d’une tisane destinée aux femmes enceintes. La pulpe du fruit est un excellent laxatif et a été réintroduite dans la pharmacopée française depuis 1975.

Vétiver : La racine de vétiver servait à parfumer le linge et à chasser les insectes.

Une préservation malgré l’assimilation

Historiquement, les plantes et pratiques médicinales anciennes étaient interdites dans les outremers. Un arrêté du conseil souverain daté du 8 mars 1799 indique :

Il est interdit aux gens de couleur, noirs ou esclaves, d’exercer la médecine, la chirurgie, d’utiliser aucun remède sous quelque forme que ce soit, sous peine de 500 francs d’amande pour les gens libres, punition corporelle pour les esclaves, et les colons qui tolèrent ce genre de pratiques seront déchus de leurs dits esclaves.

Ce peut être l’origine d’un frein sur l’assimilation de connaissance anciennes efficaces. Néanmoins, la confiance des antillais en leur médecine traditionnelle est toujours entière, et, que ce soit dans les départements français d’outre-mer, bénéficiant d’une excellente couverture médicale, ou à Haïti, pays pauvre s’il en est, la médecine populaire demeure très vivante. Cette vitalité elle la doit d’abord au fait qu’elle n’est plus réservée à un petit groupe de spécialistes.

Chaque antillais connaît un certain nombre de remèdes, et ces derniers s’échangent facilement sans réticence au cours d’une conversation. La médecine antillaise trouve naturellement sa place dans la mentalité collective où elle côtoie, sans heurt, la médecine occidentale.

Sources:
-Médecine créole, ses origines de C.Moretti (ethno-pharmacologue)
Médecine populaire de la Guadeloupe de Christiane Bougerol
-Les “100 plantes médicinales de la Caraïbe” de Jean-Louis Longuefosse


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