groseille

Les groseilles de novembre

Andrus Kivirahk
Roman
Parution en 2000

“Les groseilles de novembre nous plonge dans la vie quotidienne d’un village où tout pourrait sembler normal et où, très vite, plus rien ne l’est. Les seigneurs sont dupés par leurs serfs, des démons maraudent, des vaches magiques paissent sur les rivages, les morts reviennent, le diable tient ses comptes, une sorcières prépare ses filtres dans la forêt et quotidiennement, les jeux de l’amour et du désir mènent la danse.”

Mon avis

Les groseilles de novembre, est une baie que les villageois emportent jusqu’à la croisée des chemins afin de tromper le Vieux Païen (assimilé au Diable par le christianisme), lorsque celui-ci leur demande de signer avec trois gouttes de sang les pactes qu’ils vont passer avec lui. Au lieu de verser leur sang, ils verseront quelques gouttes de jus de groseille.
Grâce à cette fourberie (même le diable peut être couillonné) les villageois peuvent améliorer leur pitance, en donnant vie à un kratt.
Un kratt est un petit serviteur construit de bric et de broc avec des ustensiles domestiques et quelques branches, et qui peut ensuite accomplir toutes sortes de petites tâches à votre service, comme aller chiper les céréales, la viande du voisin, et également dérober quelques pièces d’or au manoir.

Dans ce village médiévale en Estonie avec une météo particulièrement pourrie en novembre, les villageois jonglent entre la cupidité, l’avarice,les mensonges et la tromperie. Les plus pauvres cherchent à voler les plus riches, mais également les pauvres.

Dans ce monde où la morale n’est pas une vertu, Jésus et le Diable ne sont que des patrons comme les autres, dont on emploie indifféremment les pouvoirs pour tâcher d’améliorer un peu son quotidien.
Le surnaturel imprègne chaque journée de la vie de ces villageois : le Diable et les démons aux formes très variées, mais aussi toutes sortes d’autres créatures comme les sucelaits qui s’en prennent aux vaches, ou les effrayantes chaussefroides qui rôdent parfois en forêt, sans compter les feux follets, les ondines, et bien sûr les « simples » loups.

Face à ces multiples voisins plus ou moins étranges et dangereux, chacun ne peut compter que sur sa prudence et surtout sa ruse. Personne ne résiste à l’envie de recourir soi-même au surnaturel, afin d’arrondir ses fins de mois et d’accomplir quelques désirs. Chacun peut faire animer un kratt par le Vieux Païen, se changer en tourbillonneur pour aller voler son voisin, s’en remettre à une formule ou à un objet transmis dans la famille pour se tirer d’affaire en cas de coup dur. Mais en cas d’échec, les conséquences peuvent être douloureuses voire mortelles, et les imprévus surgissent très souvent. C’est un monde étonnant et angoissant où tout peut arriver sans prévenir.

Le récit est doté d’un humour assez grinçant ou noir, qui dégage une atmosphère étrange, un mélange de tragédie et comédie sociale à travers les villageois.
C’est la première fois que je lis un roman de ce style. Au début j’avais quelques doute mais au fil des pages j’ai été très vite attiré par le caractère pittoresque du récit. Au premier abord, on pense lire un roman imprégné de magie folklorique. Mais l’auteur à très bien en fait en sorte, qu’on se demande si toutes ces choses sont vraiment chimérique dans les coins reculés de l’Estonie…
Une agréable découverte, sou-poudrée d’une légère amertume qui mérite d’être lu afin de découvrir le folklore nordique.


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Man wont épi an kò lib
Ki pa ka fè mwen mal piès koté
Man lévé, man kriyé, man hélé
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San été san soley
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