Faut il dlo koukouné nos relations

Faut-il dlo koukouné nos relations ?


Dlo koukoun : philtre d’amour pas très catholique !

Lanmou ! Une douce sensation qui nous transporte dans l’allégresse. Telle une chanson de zouk sensation lanmou ! On voudrait vivre et s’épanouir dans cette saveur piquante. Ouvè lapot santiman, pawol siwo miel par-ci et chéwi doudou par-là, tant de manières pour exprimer pleinement ce sentiment. L’amour peut être une belle fleur rouge et intense qui mérite un entretien particulier. Mais si on la néglige trop, cette belle plante peut rapidement perdre en vivacité et même en mourir.
Mais dans nos îles, l’amour peut être marchandé. En effet l’amour peut être commandé, ficelé, maté, empoisonné, du moment que le procédé est fidèlement respecté. Ne nous voilons pas la face, bon nombre de milans peuvent en témoigner.

Quelles sont les raisons qui inciteraient la femme antillaise à recourir au quimbois subtil ? Un quimbois discret afin d’amarrer son homme.

Antan lontan, à l’époque du Dieu canne

Dans la pensée collective des Antilles et même ailleurs, le noir est considéré comme un étalon afin de procréer et de semer de la marmaille partout. Ses progénitures fournissaient au maître une population servile, à moindre coût et surtout renouvelable. Dans le domaine fantasmatique, l’homme noir représente la force, la puissance sexuelle. Par sa puissance il avait la capacité de féconder plusieurs femmes, de multiplier les conquêtes en se centrant ou non sur son premier foyer.

L’homme noir était servile, dans sa servitude il lui restait un certain pouvoir sur la femme à travers sa sexualité. Toutefois, le fait de confier le produit de sa semence et sa descendance au maître, apparaît comme une sorte de vol, dans la mesure où la fonction du père n’est pas assurée. Il est inscrit uniquement dans la fonction de reproducteur.

La sexualité de l’homme noir est perçue comme brutale et associée à une forme de viol. En effet, pendant l’esclavage, les commandeurs étaient des noirs, choisis pour leur brutalité, leur force, leur capacité de répression sur leurs semblables. Par ces privilèges, ils se comportaient comme un grand coq dans la basse-cour et se servaient des esclaves pour assouvir des pulsions sexuelles et non pour assurer une descendance.

Cela suggère une sexualité brutale, d’une relation non consentie, forcée. L’esclave était docile par crainte et espérait  des faveurs qui puissent améliorer sa misérable existence. Le maître de la plantation accordait ce genre de privilège au commandeur, afin de lui donner un semblant de liberté pour qu’il soit toujours servile et productif.
Cela sous-entend que la femme esclave était la victime de viol par le maître mais également victime d’une partie des hommes noirs (ceux qui avaient le pouvoir de commander).
De ce fait la question sur la violence sexuelle faite aux femmes est principalement une relation de pouvoir, quelle que soit la couleur de peau de celui qui possède le pouvoir. Malheureusement le viol des femmes a perduré après l’abolition de l’esclavage du fait de leur statut en bas de l’échelle et de leur fragilité.

Source : Psychologie des sociétés créoles de Errol Nuissier

Comme vous pouvez le constater la situation de la femme noire était très précaire. Non seulement elle subissait la violence dans les champs mais aussi dans l’ombre de la nuit. Le seul moyen pour amortir la mauvaiseté de la vie était probablement d’avoir les faveurs du maître. Le maître envouté par ses charmes serait plus enclin à lui octroyer l’affranchissement. De plus ses enfants issus de cette union pourraient espérer la liberté. La domination du maître a provoqué une adaptation, une réinvention, une amélioration des savoirs ancestraux occultes dans la communauté féminine.  N’étant pas assez robustes face à la méchanceté de l’homme, elles ont dû déployer différentes manières subtiles pour reprendre le pouvoir. Et ainsi se protéger soi et sa descendance.

Le couple afro-caribéen

Le mariage n’était pas une généralité même si cette pratique était tolérée par le Code Noir. Au début du XVIIe siècle, pour des raisons culturelles les esclaves continuaient à utiliser un modèle familial, issu de la polygamie comme en Afrique de l’Ouest. Mais aussi pour des raisons économiques, car il fallait un matériel suffisant et des compétences pour que l’esclave puisse prendre en charge une famille.

Selon les études, nous pouvons constater que les hommes qui avaient les moyens matériels, s’occupaient généralement des femmes et des enfants, qu’ils avaient accueillis même si les enfants n’étaient pas les leurs. Et en assurant une fonction paternelle à leur égard.

Par exemple en Guadeloupe, 50% des enfants étaient reconnus par le père, alors que 25% étaient reconnus par la mère. Nous pouvons avancer que la fonction du père est perçue comme séparée et distincte de la fonction de reproduction. Cette affirmation ébranle la conception que l’homme noir ne s’occupait pas de ses enfants et se contentait de multiplier les conquêtes.

Le fait de prendre en charge les enfants qui ne sont les leurs, était une forme de solidarité pour ces hommes qui avaient les moyens. Cette constatation rejette l’hypothèse des pères absents, qui ne s’occupent pas de leurs enfants, comme on le dit si souvent, en prenant pour prétexte que l’esclave n’était qu’un étalon.

Source : Psychologie des sociétés créoles de Errol Nuissier

Si nous zieutons la relation homme-femme afro-caribéenne de l’époque et même jusqu’à aujourd’hui, nous pouvons constater un rapport de force.  Prends garde, si tu n’es pas assez attirante, Jojo ton mari pourrait convoiter la voisine ! Et encore, peut-être que sans t’en rendre compte, les enfants de la voisine sont les yich de Jojo. Dans notre imaginaire collectif, l’homme antillais va et vient et ne s’embarrasse pas de ses enfants. C’est n’est qu’un coqueur, tonnerre de Brest !
Mais dans la réalité si on ne l’accable pas de tous ces préjugés, nous pouvons constater qu’il peut être un père responsable. Une denrée assez rare qui mérite toute l’admiration et surtout de la convoitise….

Poto-mitan

Femme tu seras le pilier de leur existence. Tjip fouté nou la pé wi !

Dans la société antillaise, la femme est ambivalente. Elle doit être le poto-mitan, c’est-à-dire la Mère. Quelques fois remplacer la mère du conjoint. En étant exclusivement la Mère, on lui retire d’une certaine manière sa féminité. Sois mère mais ne sois pas trop (même pas du tout) séductrice, femme fatale, femme qui désire, femme passionnée, femme qui adore jouir, etc. De plus, la société exige que la femme soit tous ces rôles en même temps. Non mais franchement !

Lorsqu’on analyse la culture antillaise, nous pouvons constater qu’elle subit toujours les discriminations, les violences conjugales et sexistes, les jurons, les moqueries. Ils nous adorent mais en même temps veulent nous diminuer :
-Kounia manman’w
– Ay koké manman’w
-Landjèt manman’w
-Fanm sé djab, etc …

Insulter la mère ou la femme de quelqu’un est plus facile que d’assumer le cancan. En effet, injurier la femme est tout un art dans les îles.

Femme subis et tais-toi.

Grâce à l’analyse de l’ethnomusicologue Esther Eloidin sur nos chansons grivoises et paillardes aux Antilles-Guyane, nous pouvons constater qu’une bonne partie de nos biguines, chanson de carnaval, etc. dénigrent la femme antillaise. Fille légère, de mauvaise vie, mal koké, ravèt mòdé, tant de mélodies qui nous chaloupent mais qui nous salissent. Cependant l’image de l’homme est glorifiée : mon fils soit un coureur de jupons, et amuse-toi dans la basse-cour !

Un exemple qui m’a énormément choqué est l’explication de la biguine guadeloupéenne : Ba mwen an ti bo. Tout antillais qui se respecte connait le refrain. Et quand bien même, tu ne connaitrais pas cette chanson, un blanc de France te la rappellera, à croire que notre patrimoine musical se résume à cette chanson. Enfin bref, si vous prenez la peine de lire toutes les paroles, vous constaterez que cette biguine n’est certainement pas une mélodie d’amour, mais une tragédie pour la femme antillaise.

Ba mwen an ti bo lève le voile sur une situation dramatique qui persiste dans les sociétés antillaises depuis l’abolition de l’esclavage. Après avoir subi les traumatismes du viol durant la période de l’esclavage, la femme de couleur est encore sujette à des violences non plus de la part du maître mais de son compagnon.

Ba mwen an ti bo, deux ti bo, trois ti bo, Doudou
Ba mwen an ti bo, deux ti bo, trois ti bo lanmou
Ba mwen an ti bo, deux ti bo, trois ti bo
Ba mwen tou sa ou lé pou soulajé tjè mwen

Pain doux sucré
Depi lontan lapli ka mouyé mwen
Par pitié, par humanité
Ouvè lapot ba mwen

Mwen ka travay six jours dans la semaine
Twa jou pou mwen, twa jou pou Doudou mwen
Samedi rivé patron pa vlé péyé mwen
Nonm-la pran poignard a-li i poignardé mwen

Quand tu iras un jour au cimetière
Tu trouveras trois pierres gravées en mon nom
Sur ces trois pierres, trois petites fleurs fanées
La plus fanée des trois, c’est mon cœur oublié par toi

Bien qu’elle participe au fonctionnement du foyer, elle est soumise aux regards inquisiteurs de son mari envers qui elle a un devoir de soumission. Outre les blessures qui peuvent être directement subies dans les situations de violences physiques, telles des ecchymoses, des fractures, un traumatisme crânien, des dommages aux organes internes, elle peut se voir humiliée, jetée à la porte pour des actes qu’elle n’a pas commis (dépi lontan lapli ka mouyé mwen/Par pitié, par humanité, ouvè lapot ba mwen).

L’homme, quant à lui, victime des sévices, des humiliations et des actes de castration subis durant toute la période esclavagistes, refus de voir sa virilité ou même son autorité bafouée. Ces traumas psychologiques et affectifs refoulés peuvent le pousser au pire, voir au meurtre. Il soupçonnerait sans doute sa femme d’entretenir, à son insu, des relations avec son patron, ce qui expliquerait le refus de ce dernier de la payer. (Samedi rivé patron pa vlé péyé mwen Nonm-la pran poignard la pou i poignardé mwen)

Le quimbois, une alternative ?

Face à la scélératesse de la vie peut-on blâmer la femme antillaise pour ses philtres, dlo koukoun, charmes, etc ?

Un père responsable qui s’occupe de son foyer est du pain béni. Voyant la respectabilité de ton homme, la voisine pourrait le convoiter. De ce fait, elle pourrait lui faire boire son dlo koukoun, ou lui faire goûter son riz pois rouge parfumé de son sang menstruel. Lier un couple d’hippocampes ou d’anolis pour l’attirer. Ou même prendre deux crabes, un mâle et une femelle, représentant le couple à marier.

A l’aide d’un feutre rouge, elle écrira le nom de ton homme sur la carapace du crabe mâle : son prénom sur celle de la femelle. Puis elle les nourrira pendant 15 jours, en leur donnant du maïs et de l’eau. Elle les lavera avec l’eau de toilette. Et au bout de 15 jours, elle les roussira sans huile et le mangera et invitera ton homme à le manger également. Messieurs méfiez-vous du matoutou de Pâques de la voisine !

Tant de techniques efficaces pour ravir votre homme. Bien évidemment vous n’allez pas rester les bras ballants, han ! Vous connaissez déjà ces diverses sorcelleries. Etant une femme clairvoyante vous avez déjà bien ficelé votre Jojo. Afin que la vagabonnagerie de la voisine soit obsolète, way !

Un homme qui n’a pas des courants dans les poches, peut plus facilement sortir la femme de la précarité. Mais avant d’aller devant le curé, il faut combattre la concurrence. De ce fait deux voies s’offrent à vous : celle de l’intercession des saints, soit le recours à des moyens pas très catholiques, Amen ! Mais le plus souvent les deux sont liées. En effet le quimbois est le carrefour des différentes spiritualités et religions qui ont sillonnées nos îles.

Il existe diverses invocations pour faire revenir un amoureux, pour rendre une femme ou un mari heureux, éloigner les rivales, dégager quelqu’un d’un amour dégradant ou dangereux, mettre fin à un chagrin d’amour et naturellement pour se faire aimer. Les bains et les parfums sont aussi incontournables mais en général ne suffisent pas. Ils permettent de suggérer untel de mieux vous contempler mais ne l’amarre pas.

Par exemple, pour arranger un ménage afin que monsieur ne parte pas ailleurs : on peut prendre une fourchette et une cuillère, mettre la fourchette sur la cuillère, les enterrer au milieu de la maison avec de la poudre quonite en disant : Jojo (le nom du mari) je prétends que votre amour soit pour moi, car je veux que nous vivions dans la tranquillité. En effet, tant de procédés pour douciner la vie de la femme antillaise. Et surtout pour maintenir l’homme dans la case.

L’émancipation de la femme antillaise

Aujourd’hui peut-on toujours recourir à ce genre de pratique ?

Maintenant, la femme antillaise est de plus en plus indépendante. Elle travaille ou a accès à de nombreuses aides pour s’occuper de son foyer. Donc même si Jojo part faire la bamboche, elle aura les ressources nécessaires pour toujours mettre à manger sur la table. Néanmoins, il ne faut pas négliger l’inégalité salariale et l’augmentation du coût de la vie. En effet, être mère célibataire est un combat bien difficile aux Antilles. Heureusement femme clairvoyante que nous sommes, nous ne dégênerons jamais l’arbre à pain. Cet arbre robuste qui peut te sauver de la famine.

Dans le domaine de la sorcellerie, il ne faut pas oublier le rôle de la belle-famille. Une belle-mère mécontente de sa bru peut foutre la zizanie dans le couple. Elle voudrait absolument sauver son fils des griffes de sa belle-fille. Bon nombre d’histoires à la Martinique témoignent de l’intervention des familles dans un couple. Par exemple : Annabelle était en couple avec Romuald, mais la mère de Romuald n’était pas d’accord. Elle voulait que son fils épouse Marielle, une jeune femme de sa paroisse. De plus Anabelle n’était pas une pratiquante du culte évangélique. De ce fait la dame va envoûter son fils pour qu’il quitte son foyer.  Complétement quimboisé par sa mère, il se sépare de la femme qu’il aime pour épouser Mariel. Heureusement Anabelle pleine de ressource réussit tant bien que mal à briser le sortilège. Romuald retrouve ses esprits et jusqu’à maintenant ne comprend toujours pas ses actes, comme une sorte d’amnésie. Maintenant ils ont trois enfants et vive heureux. Tandis que la maman de Romuald a perdu la tête.

Un combat social 

Il faut également souligner que la famille peut intervenir pour provoquer un mariage afin de grimper dans l’échelle sociale.

Autrement dit la relation amoureuse est perçue initialement à travers une vision idéale, en réalité elle demeure une relation fortement sociale, et par conséquent, la sorcellerie va intervenir, surtout pour expliquer, ce que l’on pourrait appeler une sorte d’aberration, au sens où des individus, de niveaux sociaux différents, vont s’associer. Autrement dit, la sorcellerie aurait certainement dans la relation amoureuse, la fonction de rétablir l’équilibre, de rétablir la règle sociale, afin de permettre que perdurent les différences sociales.

Et celui qui refuse de respecter l’équilibre des forces financières patrimoniales, intellectuelles en place, du fait de sa naissance, serait nécessairement, influencé par un être extérieur, par une puissance maléfique, mais il n’aurait pas toute sa tête, il ne serait pas capable de raisonner. La raison serait ainsi la persistance de la poursuite de l’évolution sociale, ce à quoi tout individu normalement constitué devrait tendre.

Source : Psychologie des comportements sexuels aux Antilles de Errol Nuissier

Le statut de la femme antillaise a évolué. Elle peut se permettre de ne pas se marier, ni même d’avoir des enfants malgré les critiques. Et quand bien même elle serait en ménage, elle a du temps pour aller voir ailleurs en toute discrétion. Selon les statistiques les femmes trompent autant que les hommes, voire un peu plus. Mais vous savez, la différence est que nous nous taisons ! On ne va pas se vanter sur la place publique de nos conquêtes. Pour ne pas être traitées de salopes ou tout simplement pour prendre du bon temps sans pour autant mettre en péril notre union.

Dlo koukouné une relation semble maintenant obsolète. Puisque la femme s’émancipe de jour en jour. Si monsieur veut partir, qu’il parte ! Un perdu dix de retrouvés, n’est-ce pas ?
Maintenant la femme antillaise :
-S’aime, se réapproprie son corps et ses cheveux
-Assume sa sexualité et ses faiblesses
-Veut répartir les tâches domestiques
-Combat sans relâche les injustices pour rattraper l’homme.

La plupart recherche un partenaire qui partage ses valeurs et qui l’épaule. Forcer une union semblerait désuète. Surtout qu’une femme divorcée ou mère célibataire n’est plus reléguée en bas de l’échelle sociale. Elle a autant sa place dans la société qu’une femme mariée. 

La société antillaise semble également accepter qu’une femme peut être mère et en même temps désirable, appétissante, épanouissante, imaginative dans la sexualité. Le voile de la pudeur d’antan commence à s’effriter. De plus, les hommes commencent de plus en plus à chérir leur foyer et à se déconstruire pour repartir sur de bonnes bases avec leur partenaire.

Peut-on remercier le palais de justice et la Caf qui traquent efficacement les pensions alimentaires ?

Les causes qui poussent au quimbois sont nombreuses. Il ne faut surtout pas oublier le contexte économique. En effet, si nous restons strictement dans le cadre économique par exemple, une femme de classe moyenne aura certainement moins tendance à en recourir qu’une femme pauvre de la campagne. Il est toujours probable qu’une femme peu éduquée ou titiri sans parent puisse recourir au quimbois pour s’en sortir. Encore une fois, malgré les avancés il existe toujours un grand écart de richesse entre l’homme et la femme et même dans l’éducation. De plus la crise sanitaire a surement creuser un peu plus l’écart. Je n’ose même pas imaginer la violence financière et physique que certaines femmes subissent. Messieurs et dames, ne fermons plus les yeux et soyons solidaires.

Suite à la crise financière, peut-on envisager une augmentation du quimbois dans le couple ? Quel que soit le niveau social ?

Conclusion

Les pistes de réflexion sont nombreuses, j’ai tenté d’explorer les diverses possibilités. J’aurais pu également bifurquer vers la sexualité, sa représentation dans la société antillaise. En matière de quimbois, les hommes auraient tendance à l’utiliser pour empêcher une femme d’aller voir ailleurs (jalousie) ou pour être le plus performant et endurant au lit.

Je pense que l’économie est une composante dans l’utilisation du quimbois, en mettant de côté la jalousie, convoitise, etc. qui empoisonne les rouages de notre société.

Les conditions de vie des antillais se sont améliorées. Maintenant nous avons de grands bourgeois dans notre communauté, peut-on envisager un quimbois en pleine conscience dans un couple ? Des pratiques pour renforcer l’union, augmenter la libido du couple, éviter toute menace extérieure, etc.


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