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Les Amérindiens d’Amérique du Nord 2/2


Les Nations amérindiennes ont été presque totalement décimé en 4 siècles par la civilisation européenne.

Les premiers colons

En 1535, les amérindiens ont été stupéfaits devant ces êtres surgissant de la mer. Partout, les amérindiens offrent l’hospitalité et aident les explorateurs, les renseignent, leur proposent d’échanger leurs fourrures contre les merveilles que ces êtres possèdent : couvertures, perles de verre, ustensiles,etc.

Mais au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux européens, les contacts évoluent d’une curiosité bienveillante à la crainte et le soupçon. En effet, ils vont vite compris que les européennes étaient des envahisseurs.

Ainsi, en 1610, malgré l’implantation d’une colonie de 144 anglais sur le territoire des Powhatans avec l’accord du chef n’empêchèrent pas la dégradation des relations entre les deux peuples. La montée du fanatisme religieux (arrivés des puritains de la nouvelle Angleterre, en 1620), la cupidité et la brutalité des colons, faisant naître l’hostilité des amérindiens.
Des épisodes sanglants se succédèrent et la volonté d’extension de la colonie se fît au prix de l’éclatement de la confédération Powhatan et de la disparition des tribus qui la composaient.

En effet, en une génération, la brutalité des colons qui envahissaient toujours plus de terres, transformaient l’amitié des amérindiens en haine. King PHILLIPS grand chef indien, réunit alors les tribus du Nord-Est des Etats Unis actuel, engageant une guerre et remportant un premier succès contre les anglais, bien vite réprimé dans un bain de sang (organisation militaire et armes à feu). King PHILLIPS fut tué, sa tête exposé pendant 20 ans à Plymouth, sa famille vendue comme esclaves aux caraïbes …
Ceci résume assez bien, la triste histoire de ce peuple suite à l’invasion des européens.

L’extermination des amérindiens

Les amérindiens étaient désignés comme des sauvages, cela signifiait qu’ils étaient des êtres inférieurs (comme les noirs), plus proche de l’animal que de l’humain dont les ils faut se méfier.

En 1511, un texte anglais dépeint les indiens comme “des sauvages semblabes à des bêtes qui se mangent entre eux et pendent les cadavres pour les fumer comme de la viande de porc”

Or, les indiens ne vivaient pas à l’état sauvage. En effet, même si leurs technologies et leurs moyens de subsistances étaient assez primitifs, ils développaient de grandes richesses sociales, ethniques, culturelles bien plus à l’écoute de la nature que la civilisation des colons européens. En effet ils avaient un profond respect de la nature avec qui ils vivent en harmonie et en  interdépendance.
Ils sont principalement agriculteurs, chasseurs et sédentaires, sauf dans les grandes plaines où ils sont nomades et chasseurs de bisons en suivant la migration des troupeaux. Sur ce point, leur dépendance est extrême et leur façon d’exploiter le bison est exemplaire. Il lui servait de nourritures, d’habits, de couvertures, d’habitation (tipies), chaque partie du corps de l’animal avaient une utilité. Et ils consommaient selon leurs besoin, il n’avait pas de gaspillage…

LES BISONS SOUCE DE VIE POUR LES INDIENS

Malheureusement, la cupidité (l’or), le mensonge (faire croire à une paix possible), la perversion  (alcool, armes à feu) des européens ont enclenché le début de l’extinction de ce peuple.
Ainsi que les épidémies (variole surtout) auxquels il faut ajouter la non considération des amérindiens comme des êtres humains à part entière et la grande misère de peuples européens affamés qui se jette sur un monde nouveau” comme une nouvelle conquête.

Actuellement

Les indiens sont, de nos jours, parqués dans des réserves. Certaines de ces réserves s’en sortent, rentrant dans le jeu du système capitaliste marchand (tout en restant dépendantes à l’industrie des jeux de hasard). D’autres, au contraire, connaissent des situations désastreuses.
Prenons pour exemple la réserve de Pine Ridge dans le Dakota du Sud qui bat les plus tristes records de pauvreté sur l’ensemble de l’Amérique du Nord : un tiers monde au sein de la première puissance mondiale (à savoir, ¼ des natifs d’Amérique vivent en dessous du seuil de pauvreté). L’alcoolisme y est souvent le seul moyen de résistance à la dépression. Ici, le taux de chômage approche le taux des 75%, l’espérance de vie hommes et femmes confondus est la plus faible de la zone occidentale (environ 50 ans). L’eau courante et le tout à l’égout y est rare.

Le symbole actuel de la résistance des indiens d’Amérique du Nord reste sans aucun doute Leonard Peltier, militant Anishinaabe/Lakota, incarcéré depuis 1977 et condamné à deux peines à perpétuité aux Etats-Unis d’Amérique pour un crime qu’il n’a en aucun cas commis. Son cas reste totalement méconnu de l’opinion publique internationale. Il est actuellement le plus vieux prisonnier politique du monde et bat le triste record de Mandela qui fit incarcéré pendant 27 longues années. Il est par ailleurs très souvent comparé à Nelson Mandela car, tout comme lui, Leonard s’est battu et se bat encore pour son peuple.

Etats-Unis - Leonard Peltier, symbole du combat des Amérindiens
Léonard Peltier

L’organisation Amnesty international le considère comme un prisonnier politique qui « devrait être libéré immédiatement et sans conditions. ». Il est un symbole de résistance envers l’homme blanc, résistance qui, sur le continent américain, dure depuis maintenant 500 ans.
On estimait les natifs à environ 350000 en 1920 aux Etats-Unis. Aujourd’hui, selon un récent recensement, ils seraient environ 4 millions, soit 2% de la population totale des Etat-Unis, et connaissent un fort baby boom… est-ce un signe de renouveau d’une culture humiliée par le passé ?

Le destin des nations autochtones d’Amérique, ainsi que l’histoire des grands chefs tels que Sitting Bull, Crazy Horse ou encore Géronimo (qui ont faits l’hisoire des Etats-Unis) est souvent minimisé voir occulté par bon nombre d’ouvrages. De nos jours, l’indien américain est, tout comme son histoire, absolument oublié. 

Source:
-AgoraVox


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