aksum

Le royaume d’Aksum


Le royaume d’Aksum est un puissant Etat dans l’Antiquité. Il est situé sur les hauts plateaux de l’Érythrée et l’Ethiopie. Bordant la mer Rouge, ce royaume était un grand centre de commerce entre l’Afrique, la Méditerranée orientale et l’océan Indien.

“Pré-aksumite”

Les premiers vestiges archéologiques apparaissent sur un substrat de populations pratiquant l’agriculture et l’élevage. Puis au milieu du Ier millénaire, des éléments culturels apparaissent dans différents sites (Yéha, Matara, Haoulti-Melazo…). Ces vestiges culturels ont d’énorme similitude avec la culture de l’Arabie du Sud.

Les archéologues et historiens, s’accordent sur le théorie de la présence de “colons” venues d’Arabie du Sud. Et qui se seraient installés en différents endroits du plateau d’Abyssinie. Par la suite, les sociétés locales auraient absorbé les communautés migrantes et leurs éléments culturels.
Le temple de Yeha datant du VIIIe ou VIIe siècle av J.C ( situé à 35 km d’Aksum) est un parfait exemple de la connexion entre l’Érythrée et l’Arabie du Sud. Les sculptures, l’architecture et les inscriptions en langue dans ce temple (toujours bien conservé) attestent cette connexion.

yeha
Les ruines du temple Yéha

L’émergence d’Aksum

Vers le Ve siècles, cette “nouvelle culture” se transforma en un Etat. Et entité politique appelé D’MT dans les inscriptions non vocalisées (on peut prononcer “Daamat”) qui fut dirigé par de nombreux rois.

Les vestiges archéologiques de ce prestigieux royaume se répartissent dans la province éthiopienne du Tigré et en Érythrée voisine. Son apogée politique et économique se situe entre les IVe et VI e siècles. Sa situation géographique permettait au royaume d’Aksum d’être le centre des axes commerciaux entre la Méditerrané orientale et l’océan Indien, la péninsule Arabique et l’Afrique.

Le rayonnement Aksumite

Acteurs politiques majeurs de la région, les souverains du royaume ont fait de nombreuse expéditions militaires. Notamment envers les Noba qui venaient de s’installer dans le royaume de Koush. Cette victoire entraîna le déclin du royaume de Méroé et la culture méroïtique.
Les souverains entra également en guerre contre les royaumes sud arabiques. En effet les inscriptions d’Arabie du Sud, nous apprends que le roi Aksumite Gadarat est intervenue dans des conflits qui opposent les Etats de Saba, Himyar et Hadramaout. Et par la suite en prends le contrôle.
Cela suppose que la royaume d’Aksum avait une grand armées mais surtout une grande flotte maritime. Afin de prendre le contrôle du commerce maritime de la mer Rouge.
Sa puissance économique et militaire lui conféraient la même puissance que les villes de l’empire romain. Aksum rivalisait même avec la grande ville de Constantinople.

Les différents voyageurs qui transitaient dans le royaume, garantissaient par écrits la grandeur de ce royaume. En effet, au milieu du IIe sicèle, le géographe grec Ptolémée atteste la présence d’un grand palais royale à Aksum. Les vestiges archéologiques ont livré plusieurs très vastes structures d’habitat qui pourrait correspondre à de tels palais.Mais les vestiges les plus emblématiques d’Aksum sont les obélisques monolithes.
Ces grandes stèle (toujours bien conservé) datent du IIIe et IVe siècle, et servaient à marquer l’emplacement de tombes royales souterraines.

obélisque monolithe
Obélisques monolithes

La conversion du royaume

Les inscriptions royales sont nombreuse à Aksum. Elles peuvent être gravées en plusieurs langues ( le grec, le sabéen, le guèze ou une autre langue locale). Mais , bon nombre d’inscriptions rendent hommage au grand roi Ezana.
Le roi Ezana a régné sur Aksum entre 325 et 356. Il se convertit au christianisme. De ce fait Aksum fut le le deuxième empire à embrasser cette religion après l’Empire Romain.
La souveraineté du roi chrétien, lui permit de revendiquer une souveraineté qui s’étend du Soudan à la mer Rouge. Il réclama ainsi que ses successeurs une suzeraineté théorique sur l’Arabie du Sud. Son successeur le roi Kaleb, détrône le souverain juif Yûsuf qui dominait une grande partie de l’Arabie méridionale. Et installe une roi chrétien sur le trône et qui sera par la suite remplacé par un officier de l’armée aksumite.

Aksum etait le seul Etat subsaharien de l’Antiquité à avoir frappé de la monnaie, du IIIe au VIIe siècle. L’or frappé provenait de l’arrière pays du royaume, dans l’intérieur de l’Ethiopie actuelle.
Le roi Asksumite Endubis fut à l’origine des premières frappes monétaires en or, argent et bronze. L’adoption du christianisme par la souveraineté se fera remarqué par les changements de symbole sur les pièces d’or.

pièces d'o aksumite
Monnaie aksumite

Mais après le VII e siècle, le Royaume Aksum subit un lent déclin. En effet, la concurrence arabe devint de plus en plus forte sur les mers. Aksum perdit d’abord son contrôle sur le Yémen, puis toute les routes commerciales de la mer Rouge. Puis, les épidémies de famine entraînent la migration de la population vers les hauts plateaux. Cette situation contribua au déclin de l’influence de la ville.

La fin de l’Empire d’Aksum arrive à la mort du dernier roi Del Na’od, bien que le pouvoir et l’influence ont pris fin bien avant. Pendant le déclin d’Aksum, une nouvelle dynastie émergea en Ethiopie. Nommée la dynastie Zagwés, elle régnera sur le pays de 1140 à 1270.

Sources:
-Wikipédia
-L’Afrique ancienne de François-Xavier Fauvelle
-Le British Muséum


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