acacia

Acacia, le pouvoir divin

Dans l’antiquité l’acacia avait une grand place dans le culte égyptien. Pour ces derniers l’acacia est un arbre sacré nommé l’arbre de Iousaas.
Les égyptiens ont fait de l’acacia un emblème solaire car ses feuilles rappellent le lotus de l’héliotrope qui s’ouvrent aux rayons du soleil levant et qui se ferment lorsque le soleil disparaît à l’horizon.
L’acacia est, d’une certaine manière, l’incarnation du soleil sur la terre. Nous pouvons en déduire que l’arbre de Iousaas enseigne la recherche de la Lumière.

C’est une divinité archaïque que l’on trouve dans les Textes des Pyramides. Elle est née des spéculations théologiques des prêtres heliopolitains. En effet à l’origine, on accordait à Atoum l’exclusivité de la conception du monde. Avec Iousâas, les prêtres héliopolitains ont doté Atoum d’une contrepartie féminine, et ainsi la création du monde s’est avèrée être plus réaliste.

Iousâas

Ioussâs matérialise son désir de créer le monde, ainsi que « La Main d’Atoum » qui l’incite à l’acte créateur, c’est à dire à la masturbation, à l’origine du premier couple divin, Shou et Tefnout. Nebet-hetepet est une autre déesse, qui lui est étroitement liée, et qui apparaît aussi comme le complément féminin d’Atoum.

Mais selon Meunier, Iousâas représente plus le désir du créateur et Nebethetepet le résultat de l’acte créateur. Son culte près d’Héliopolis fait d’elle non seulement l’élément stimulant du démiurge, Atoum-Rê, et, incidemment, la mère de Shou et Tefnout, mais aussi sa mère.
En effet, dans certains textes, on la mentionne comme “la Mère du Soleil” et dans cet aspect de déesse mère, on l’a identifiée avec Nout et Methyer.

Quant à Nebet-hetepet, elle, apparaît comme la fille du démiurge. Dans quelques textes Iousâas apparaît comme la mère de Nebet-hetepet et dans d’autres, comme une transformation de cette dernière. Enfin, par extension, Iousâas fut également considérée comme l’épouse d’Harakhty.
Mais si nous revenons à Iousaas, celle-ci tient en main le programme d’Atoum et les initiés d’Héliopolis exprimaient cette capacité à créer le monde pour y surmonter certaines épreuves par un Arbre de Vie qui était celui de la déesse…

Même sa gomme qui servait à vernir les sarcophages peut se voir comme une capacité à blinder le corps psychique…

Arbre de vie de Ioussas

Héritage dans la tradition judéo-chrétienne

L’arche d’alliance est faite de bois d’acacia d’or (Exode 37,1-4).Il est donc la représentation de la vie éternelle. L’arche de l’alliance ne peut être éternelle que si elle est faite de matériaux nobles comme l’or et comme l’acacia.

La couronne d’épines du Christ serait tressée d’épines d’acacia. Enfin, dans le rituel maçonnique, une branche d’acacia est placée sur le drap du récipiendaire, pour rappeler celle qui fut plantée sur la tombe d’Hiram.

Ces quelques traditions montrent que, dans la pensée judéo-chrétienne, cet arbustes au bois dur, presque imputrescible, aux épines redoutables et aux fleurs de lait et de sang, est un symbole solaire de renaissance et immortalité. Le symbole d’acacia rejoint donc l’idée d’initiation et de connaissances des choses secrètes.

Le Nouveau Testament insiste sur cette qualité initiation de résurrection par le fait que la couronne d’épines du Christ aurait été tressée de branches d’acacia, redondance symbolique de la divinité messianique qui indique que celui qui est désigné à mourir est aussi destiné à être « relevé » ».

La croix de Jésus, appelée « bois » est liée, quant à elle, au verset du Deutéronome 21:22-23: « Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois, son cadavre ne passera point la nuit sur ce bois; mais tu l’enterreras le jour même; car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu. »

Dans la doctrine chrétienne du salut, en assumant la malédiction, Jésus l’élimine de l’arbre du bien et du mal . Il ouvre la voie vers le dernier arbre : « l’arbre de la vie dans le paradis de Dieu »… dont les feuilles servaient à la guérison des nations. Il n’y aura plus d’anathèmes. » ( Apocalypse 22: 1-3 ).

Cet arbre est aussi associé à la légende du bâtisseur de Jérusalem dans la symbolique maçonnique avec une identité de signification. C’est grâce à ce bois, représentant la vie éternelle que le corps d’Hiram est découvert, et le maître maçon rejoint ainsi la vie, à travers le rituel.

Chez les tribus arabes l’acacia est devenu une idole. On le nomme  » le rameau des initiés « . Les égyptiens et les arabes ont fait de l’acacia un emblème solaire car ses feuilles rappellent le lotus de l’héliotrope qui s’ouvrent aux rayons du soleil levant et qui se ferment lorsque le soleil disparaît à l’horizon.

Héritage dans les autres cultures

Une légende bambara place l’acacia à l’origine du rhombe. Alors que le premier forgeron, encore enfant, taillait un masque, une esquille de bois d’acacia se détacha et sauta au loin en produisant un vrombissement semblable au rugissement du lion. L’enfant appela deux de ses camarades, prit le fragment de bois, perça un trou à l’une de ses extrémités, y passa une ficelle et le fit tournoyer.

Cette légende africaine rappelle une pratique védique encore en vigueur: un disque d’acacia est percé d’un trou; avec un bâton en bois de figuier, rapidement tourné dans le trou, on produit sous l’effet de la friction le feu sacré qui servira au sacrifice. L’acacia représente ici le principe féminin, le bâton le principe masculin.

Même analogie en Inde où la louche sacrificielle attribué à Brahma est en bois d’acacia. On voit donc partout l’acacia lié à des valeurs religieuses, comme une sorte de support du divin, dans son aspect solaire et triomphant.

Héritage dans la magie

Connu également sous le nom de gomme arabique, ses vertus magiques se situent dans les fleurs, les feuilles et sa résine. On peut brûler cette plante pendant les séances de méditation pour capter plus facilement les messages émanent du monde invisible. En magie, l’acacia s’utilise le dimanche, la planète est le soleil et les éléments sont le feu, l’air et l’eau.

L’acacia apporte de l’inspiration dans le domaine de la spiritualité, cette plante a de grandes vertus pour la guérison.

Sources:
-Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant
-Mythologica
La Bible


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