Qui suis je ? Cette question je me la suis posée mainte fois. Qu’est ce qui fait que j’ai cette personnalité ? Qu’est ce qui fait que j’ai un caractère fort, que je sois curieuse dans la vie, que je sois coquette, que je sois casanière, un peu farceuse avec mon conjoint, que je n’ai pas beaucoup d’ami…etc etc.

En ayant pris du recul dans ma vie, j’ai appris à apprécier ma personnalité. Qui je l’avoue peut être un peu difficile pour mon entourage… La raison est simple, je me suis construite autour de 4 grandes personnalités différentes qui sont mes grands parents. Vous n’imaginez pas combien les grands parents puissent influencer le cours de la vie d’un enfant.

En effet, comme le souligne la psychanalyste Catherine Bergeret-Amselek : « Ils apportent une sécurité affective aux enfants, ils donnent l’impression de les protéger comme un rempart sur lequel s’appuyer. Par leur expérience et ce qu’ils nous transmettent, ce sont des éclaireurs de vie. »J’ai eu la chance d’avoir pu côtoyer fréquemment mes 4 grands-parents qui vivaient et jusqu’à maintenant tout près de chez moi. Voici leurs héritages:

Héritage de Mamie Renée et Papi Benjamin

Ils sont mes grands-parents côté paternel: J’ai toujours connu ma grand-mère paternelle pimpante et coquette. Elle aimait et aime toujours les beaux bijoux et vêtements de qualités. Ayant une grande collection de chaussures à talon rangée sous son lit, je m’amusais à toutes les essayer agrémentées de ses différents sacs à main et je jouais à la grande dame. Elle aimait inviter des gens à venir festoyer chez elle. Femme cultivée, jusqu’à maintenant elle ne perds pas son temps à parler des « paroles inutiles ». Malgré son âge et son AVC, elle a toujours su garder intact son grand esprit et sa mémoire. Peut-être qu’une partie de ma coquetterie viendrait elle ? Malgré que ce soit une particularité que j’ai acquise au fur et à mesure de mon évolution….

Mon papi Benjamin, mon grand-père farceur. Malgré sa discipline, il était toujours présent pour faire les 400 coups. A nous apprendre à grimacer, à faire des petites frayeurs à nos tantes. Il jouait volontiers avec moi lenjeux de rôle du patient et son docteur. En effet, il se laissait attacher sur une chaise avec des ceintures en jouant le patient foufou. Il hurlait de manière drôle quand je le piquais avec mes seringues en plastiques. Il est décédé lorsque j’étais au collège, emporté par un cancer. Jusqu’à maintenant je me rappelle de ses mimiques et blagounettes lorsque je le rendais visite à l’hôpital. Malgré la maladie, il a essayé jusqu’au bout de nous divertir.

N’ayant pas vraiment eu de modèle de famille père et mère sous le même toit. En y réfléchissant, peut être que mon côté espiègle, farceur viendrait de l’image du couple de papi et mamie. En effet, en passant du temps avec j’ai appris que l’harmonie d’un couple pouvait se trouver dans le rire, en se faisant des plaisanteries et petits jeux.

Héritage de Mamie Malou et Papi Mano

Je dois à ma grand-mère maternelle ma passion pour le voyage. A sa retraite, elle a profité pour faire de grand voyage et de m’emmener avec elle .En effet, grâce à elle j’ai pu découvrir autre chose que la Martinique (La Caraïbe, l’Europe méditerranée). J’en ai gardé de bons souvenirs malgré nos caractères semblables mais si incompatibles. Plus le temps passe, plus je me rends compte qu’elle et moi nous sommes presque pareil. Franches, pas de demi-mesure dans nos paroles et actions, un peu difficile de temps en temps et très butées….mais malgré ses défauts notre entourage sait qu’avec la team Marie-Louise (je porte son prénom en 2ème) il n’y a pas de place à l’hypocrisie.

Quand à mon grand-père maternelle, j’aurais beau avoir tout le temps du monde. Je ne pourrais jamais tout écrire, tellement qu’il a une grande place dans mon cœur. J’ai passé toute mon enfance à ses côté, je le côtoyais tous les jours. Il a toujours fait en sorte que je me sente comme son centre du monde. Il m’a apprise à aiguiser ma curiosité. En effet à chaque fois que je m’intéressais à un sujet, par exemple les animaux, les plantes, l’art plastique, il s’arrangeait toujours pour me trouver des livres afin d’approfondir mes connaissances. Ce n’était pas un bavard, mais sa présence et sa façon d’agir suffisait amplement à tout combler. Très casanier, j’ai appris que la famille et les proches suffisaient comme compagnie. Très protecteur, et serviable… grâce à lui je sais qu’une femme mérite un mari qui la traite comme une reine. Surtout qu’un vrai homme ne doit pas être un inutile dans le foyer, il doit accompagner ,être solidaire de sa femme dans tous les domaines (courses, ménages, éducation etc).

Dans l’année de mes 18 ans, il a été emporté par un cancer. Son décès fut une grande déchirure émotionnelle pour moi et jusqu’à maintenant. Le couple qu’il formait avec mamie n’était pas parfait, mais il avait des bases solides. Cette représentation m’a beaucoup apporté pour m’aider à solidifier le mien.

De plus en plus de psychanalystes affirment que la peur, la tristesse, la coleÌre ainsi de suite se transmettent d’une génération à l’autre. Il est important de faire l’inventaire de ces émotions ou caractères « empruntées » à notre passé familial afin de garder le positif et se délester ce qui nous emprisonnent…Et c’est ce que j’essaye jours après jours afin d’être une meilleure version d’eux.



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