carnaval des antilles

L’île du Carnaval (1/3)


Le mois de décembre est rythmé par par les chantés noël, les repas copieux familiaux. Mais dès que c’est le 1er janvier de la nouvelle année, bon nombre d’antillais préparent déjà leurs Carnaval. Et même avant que l’évêque bénisse la naissance du Christ. En effet cet événement passionne tout une île, elle révèle toutes les facettes de notre société. Et permet également une légère hausse de natalité vers les mois d’octobre et novembre.

C’est le moment où le patriarche de la famille, prête la robe de mariée de ta mère pour aller vagabonder dans la rue avec ses compères. Que ta grand-mère chantonne des chansons pas très catholique. Mais surtout c’est le moment où tu peux te libérer, te lâcher dans tout les sens du terme sans le moindre jugement autour de toi. Car après cette période marquée par le pêché, tout le monde ira expier ses méfaits devant le Très-Haut, et prier pour ne plus être tenter l’année prochaine.

Nous allons traverser le temps, afin de découvrir l’origine du Carnaval et ce qui en découle jusqu’à maintenant. Et qui permet à l’île d’être colorée, endiablée, joyeuse pendant un instant dans ce monde dur.

Les origines du Carnaval

Au tout début, le carnaval était une tradition archaïque liée au cycle saisonnier et agricoles. Bien qu’il ne portait ce nom, les festivités du carnaval existent tout au long de l’histoire.

Rome antique

Dans la Rome antique, il existait des fête annuelles selon le calendrier. Vers le solstice d’hiver, les habitants fêtaient les Saturnales. Pendant une semaine, ils célébraient le dieu Saturne accompagné de réjouissance. La société subissait des grands bouleversements sociaux de façon parodique et provisoire. Pendant cette période les écoles, les tribunaux, les exécutions étaient fermés et les maîtres devenaient les serviteurs de leurs esclaves. En effet, dans la maison, les maîtres offraient aux esclaves les repas rituels : viande rôtie et vin. Les esclaves ne travaillaient pas, ils pouvaient être libres de parler sans contraintes et agir comme ils le souhaitaient. Alors que tout cela leur était interdit pendant tout le reste de l’année.
Il est probable aussi que la fin des festivités se terminait par la mort du roi de la fête. Bien évidemment, le roi était élu parmi les esclaves ou prisonnier.

Les Saturnales

Puis au pendant tout le mois de février, les romains pratiquaient des orgies en s’adonnant au plaisir de la luxure et de la débauche. Ce n’était pas une pratique choquante, c’était un passage obligatoire pour la purification. Cet acte célébrait l’avenue du printemps et du Nouvel an.

Mais il ne faut pas oublier qu’ailleurs, les communautés célébraient l’avenue du printemps comme signe de fertilité et de renaissance. Par exemple en Gaule, on se déguisait en animal et on se livrait à des danses lascives pendant des jours. Puis à la fin des festivités, un cerf était sacrifié pour marquer le passage de saison.
Si on remonte le temps, peut être même que le carnaval découle des mascarades mythologiques des Anthestérias d’Athènes, et aussi au festivités de Babylone.

Le christianisme

L’arrivé du christianisme en Gaule se fit par la conquête des Romains. Ceci entraîne un mélange des traditions entre les cultures. Bien évidemment, certaines pratiques étaient contraires aux valeurs chrétiennes.
Mais l’Eglise ne pouvait pas interdire les célébrations de ses convertis sous peine de représailles. De ce fait l’Eglise façonna le carnaval, afin que la notion de fête soit préservée mais compatible avec la religion. Les sacrifices humains n’étaient plus tolérés ainsi que les orgies.

Le Moyen-Age

Au fils des siècles, les pratiques avant le christianisme devinrent la fête des fous. Le peuple pouvait caricaturer le pouvoir et l’Eglise.
Puis apparaît le Roi de la fête et son Bouffon. Et tout ce monde pouvait se déguiser en cassant les codes sociaux. La femme pouvait devenir un homme et vice versa, la prostitué devient religieuse etc… ( mais est-ce que la religieuse pouvait devenir son contraire…?)

la fête des fous au moyen âge

Tandis que dans les cours d’Europe, les fêtes mêlées au travestissement, la danse et la musique deviennent un événement incontournable. Le carnaval de Venise est devenu au fil du temps, un grand événement. L’excentricité et l’originalité agrémentent les festivités même si les dépenses pouvaient être choquantes à l’époque.
Le mot apparaît pour la première fois en 1268 dans le « Livre des Mestiers » de Boileau. Le terme est dérivé du mot carnelevare qui signifie « ôter (levare) la viande (carne) ». Il fait référence, dans son étymologie, à la période grasse juste avant le carême.





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